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Pourparler au Château [PV Dathor]

 :: Château noir
Sam 8 Déc - 9:32
「 Pourparler au Château 」
Plus je passais sur les terres de Tenvalted, plus le froid m’envahissait. Tout dans ces lieux funestes sentait la peur, la désolation et surtout, la mort. Sur mon étalon d’un blanc immaculé, les cheveux lâchés aux vents, mon regard émeraude se portait sur les lieux meurtris.  Je soufflais, une légère buée s’échappant de mes lèvres mettant en évidence ainsi le froid de ces terres. Je m’arrêtais lorsque je le vis. Le Château noir. J’avais entendu bien des rumeurs sur ce bâtiment. Du massacre qui avait eu lieu il y a plusieurs années. Enfin. Arrivant devant les grilles déformées, je descendis de mon cheval et le laissais à un des gardes royaux avant d’entrer dans le Château. Ma cape à fourrure noire cachait une robe chaude à décolleté et manche longue. Celle-ci se terminait au sol, touchant celui-ci. Pour chaussures, j’avais des cuissardes à talons lacés sur le devant. Ceux-ci claquaient contre le sol à chacun de mes pas.

Passant la porte principale, je m’arrêtais en retenant ma respiration devant la… décoration ? Il aurait fallu redécorer tout cela. Mettre plus de… Couleur. Néanmoins, je n’étais que de passage ici et c’était bien ainsi ! Cependant, ce qui me touchait plus fut l’odeur et les voix. Je ne savais si c’était moi ou les lieux, mais j’avais l’impression d’entendre des cris, des pleurs, des lamentations. Je secouais doucement la tête, créant une douce mélodie avec les joyaux sur celle-ci qui s’entrechoquaient légèrement. Je jetais un coup d’œil vers les soldats qui restèrent de marbre, me faisant sourire. Ils n’étaient pas la fierté de Remla pour rien. Prenant une grande inspiration, j’ouvris les lèvres afin de prendre la parole et m’annoncer.

« Je suis l’Impératrice de Remla, Shai’Lin Liinawel Ael’Ian. Je vous pour effectuer des pourparlers avec vous Seigneur Keyros Dathor. »

Sans attendre d’invitation, je retirais la cape, dévoilant ainsi la robe sirène noire touchant le sol. Mes épaules étaient dénudés couvrant mes bras, mes poignets et mes mains de longue manche noirs accroché au majeur par un ruban de tissu. La robe était coupée sur le devant, affichant un décolleté plongeant qui ne laissait nul place à l’imagination. C’était peut-être provocateur, mais c’était là ma façon de m’habiller et je ne changerai en rien celle-ci. Surtout que, vu qu’elle me collait au corps, il m’était compliqué de cacher une arme -bien que pas impossible- et ainsi, je voulais montrer mon envie de parler. Je n’étais pas là pour combattre.

C’était peut-être naïf de ma part, mais je pensais vraiment que je pouvais avoir, non pas une bonne relation avec Tenvalded, mais au moins un traité de paix. Du moins, je l’espérais vraiment. J’étais venu sans l’avis de mes conseiller et surtout sans celui de Lazarus et je savais que j’allais être sermonné pour cela…. Lui et sa protection… Qu’ils aillent au diable. Je secouais doucement la tête une nouvelle fois, m’avançant dans la salle principale, je serrais les dents. Mes mains jointes devant moi, la tête haute et droite, je regardais autour de moi sur mes gardes.

Certes j’avais envoyé un groupe d’émissaire le prévenir de ma venue, mais aucun des trois hommes étaient revenus et j’espérais qu’ils avaient au moins pu apporter le message, qu’ils ne soient pas morts en vains. Si j’étais naïve quant à ces pourparlers, je ne l’étais pas au point d’espérer qu’ils soient vivants….  Je fis un signe à un des soldats qui s’approcha et déposa un panier en osier sur la table, celui-ci contenant plusieurs bouteilles d’un succulent vin. L’autre déposa un sac grisâtre au sol contenant plusieurs gibiers.

« Voici quelques maigres cadeaux de ma part en espérant qu’ils vous conviendront. Si ce n’est pas le cas, je vous en ramènerais d’autre. »

Je m’inclinais, bien, j’avais déposé la plupart de mes cartes, maintenant, il fallait que j’attende sa réponse… En espérant ne pas être torturée ou jetée au cachot…. Avec lui, tout pouvait arriver…

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Sam 8 Déc - 15:04
Quand on lui dit qu'une petite troupe de soldats se dirigeait par ici, il ne voulu pas le croire. Surtout que selon les dire de son informateur, une belle femme était en tête de la formation. Une délégation importante donc ou qui voulait passer pour telle. Il avait bien reçu un des envoyés. Les deux autres n'avaient pas eu la chance d'atteindre leur destinataire. A moins justement qu'ils ne soient chanceux de ne pas être tombés entre les mains du souverain des lieux. Il n'avait guère cru au contenu de la lettre. Comme si il y avait quelqu'un d'assez fou pour venir en pourparler en personne. Et la reine de Remla en personne en plus. Non, ce n'était sans doute qu'un piège grossier, rien de plus. Le messager survivant avait donc atterri dans les sous sols du château. Peut être aurait il voulu ne pas réussir sa tâche, finalement.

Donc, quelqu'un osait. Il fait entrer. Il était curieux et joueur. Si quelqu'un voulait s'amuser à lui faire avaler des couleuvres... Il était d'humeur à entrer dans le jeu. Il observa l'entrée de l'impératrice en question. C'était assez magnifique à regarder, à vrai dire. Un peu trop de blancheur, peut être. Trop de couleurs vives. Mais sinon, le spectacle en valait la peine et il aurait été regrettable qu'il manque cela. Du balcon, il apprécia les formes féminines de sa visiteuse et ensuite, quand il la reçu, il était surélevé par rapport à elle et avait une vue plongeante sur ses attributs. C'était une agréable vision, c'était certain. Il la laissa donc s'approcher, applaudissant à pleines mains.

«Bravo, bravo. C'est un plaisir de vous voir, très chère. Je dois dire que cela aurait été dommage de vous faire tuer avant que vous n'arriviez ici. Cela m'aurait privé de votre divine vision.»

Etait il sérieux? C'était fort possible. C'était tout aussi envisageable qu'il se moque d'elle. Ou bien un peu des deux. Lui même n'en était même pas certain. Au fond de ses yeux, une petite lueur de folie dansait de temps en temps. Folie contrôlable pour le moment. Mais qui pouvait dire quand cette déraison pouvait prendre le dessus. Pas Dathor lui même, en tout cas. Mais même fou, il était dangereux car intelligent et fourbe. Et aussi puissant. Sa nécromancie pouvait faire des ravages terribles. Mais pour le moment, il était d'humeur à s'amuser. Peut être que le physique de sa visiteuse n'y était pas étranger.

«Ha, vous prévoyez de rester dîner! Il aurait fallu m'avertir, je vous aurais fait préparer un banquet. Qu'on emmène tout cela en cuisine pour le préparer et faites donc ouvrir une chambre pour madame, aussi.»

Deux serviteurs s'inclinèrent et disparurent presque aussitôt. Ils savaient qu'il n'était pas bon de faire attendre le souverain ou même de le contrarier. La dame en question resterait donc pour la nuit, c'était certain. Qu'elle soit d'accord ou non pour le faire. Il descendit alors les quelques marches qui les séparaient, étant resté sur une sorte d'estrade jusqu'à ce point de la conversation. Il attrapa délicatement la main blanche et y déposa un baiser avec un petit claquement de langue appréciateur, discret mais sans doute audible pour Shai'Lin.

«Veuillez pardonner mon éducation, ce n'est pas tout les jours qu'on reçoit une souveraine par ici. Ou une soit disant souveraine. Mais quel bon vent vous amène donc?»
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Sam 8 Déc - 15:59
「 Pourparler au Château 」
Je savais soigner mes entrées, mais je n’étais pas la seule apparemment, je regardais Dathor en levant mon regard jade sur lui, lui souriant doucement avant de faire une révérence. Les deux soldats derrière moi firent de même, un genou au sol. On se relevait et mon sourire s’étira à sa phrase. Divine vision hein ? Voilà qui me rappelait vaguement quelqu’un. J’inclinais la tête en le remerciant du compliment. Il se moquait peut-être, mais je m’en moquais. Je savais être polie et mon but était de ne pas le contrarier. Pour le moment. Je me figeais quand il indiqua que je resterais dîner et dormir ici. Là n’était nullement le but, mais il était fourbe. Gardant mon sourire, je le remerciais pour cette offre fort généreuse.

« Je vous remercie votre altesse, mais je ne voudrais pas être une gêne. Je ne voulais pas prendre autant de votre temps… . »

Je ne refusais pas vraiment, mais je n’acceptais pas non plus. Pas que j’avais empoisonné la viande et la boisson, mais j’étais mal à l’aise ici. Je me sentais épié et surtout désiré comme un morceau de viande à manger ou à pervertir. Je comprenais pourquoi peu y mettais les pieds. Les esprits faibles étaient rapidement corrompus par cet air. Le souci dans tout cela c’est que, bien que j’aurais dû être dégouté, j’étais surtout triste pour eux. Je voulais les aider, je voulais alléger leur peine et détruire cette corruption. La question était : allait-il me laisser faire ou au contraire m’en empêcher ? Ce qui serait légitime.

Je frissonnais quand il prit ma main, celle-ci se trouvant petite par rapport à celle de Dathor. Mon regard suivait chacun de ses faits et gestes et je dus me faire fureur pour ne pas la retirer brusquement de dessous ses lèvres, surtout après le bruit que j’avais entendu. Gardant le sourire, je me passais la langue sur les lèvres pour les humidifier et prendre la parole.

« Soi-disant souveraine ? Qu’est-ce qui vous fait penser cela ? Je voudrais que Remla et Tenvalded ai un traité de… non-agression ou de paix. Voyez cela dans le sens que vous préférez. Je pense que vous avez assez souffert ainsi et je ne veux pas être du côté de vos oppresseurs. Bien que vous puissiez vous défendre seul, je sais aussi qu’il est toujours bon d’avoir des alliés. »

Et c’était aussi pour mieux les garder à l’œil. La vérité et que, comme la plupart des habitants des autres royaumes, j’avais peur. Je ne pouvais le nier. Si extérieurement je me tenais droite et sur de moi, intérieurement, profondément enfouie au fond de moi, je tremblais de peur de finir lacérée entre les griffes de l’homme en face de moi. De son regard ocre rouge qui me paralysait. C’était dans ce genre de moment que j’aurais préféré être un homme. C’était aussi dans ce genre de moment que je comprenais les gardes royaux et leur peur quand je partais seule. Bien que je fusse surnommé la Déesse dans mon royaume, ici, et dans les autres royaumes, je n’étais que Shai’Lin, une femme faisant un métier d’homme.

J’en étais consciente. Je n’étais pas faite pour ce rôle et je n’en avais jamais voulus. Il avait fallu que ma famille soit tuée et que je prenne les rennes de tout ceci. Je retins un soupir et regardait le souverain de Tenvalded, mon sourire toujours présent sur mes lèvres. Je me demandais qu’elle serait sa réponse désormais…

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Dim 9 Déc - 9:56
Cela faisait un petit moment qu'il n'y avait eu une si belle visiteuse entre ses murs et le coté charmeur du propriétaire des lieux se rendait tout de même un peu compte qu'il ne lui faisait pas autant d'effets qu'il l'aurait désiré. Il aurait fallu qu'il se reprenne, mais il était déjà fort occupé pour ne pas lui sauter dessus séance tenante. Non, cela ne se faisait pas. Parce qu'en fait, le petit jeu l'amusait grandement et il se demandait jusqu'où cette visiteuse irait pour obtenir quelque chose de lui. Quelque chose qui le rendait assez indifférent. Un traité de non agression? Bof, franchement, il aurait mieux à faire. Quant à la paix … Non, le roi aimait le chaos mais surtout le pouvoir et les deux se déchiraient parfois en lui.

«Voyons, ma dame. Vous m'apportez à manger et vous ne resteriez pas pour le dîner? Et si vous rester pour le dîner, je ne peux décemment pas vous laisser partir à la nuit tombée. Il n'est pas très prudent de voyager le soir ici, quand on est des gens comme vous.»

Non, il ne la laisserait pas repartir ainsi, même s'il fallait user de la force pour cela. A part ça, il avait senti son frisson et l'attribua à tout autre chose qu'une éventuelle gène envers sa personne. Un des domestiques était revenu lui signaler que tout était prêt pour la chambre et que le repas était en cours de préparation, il lui fit donc signe d'allumer un feu dans une cheminée de la salle. Il était vrai que les humains non corrompu avait souvent un peu de mal avec l'atmosphère d'ici. Souvent, il en jouai, mais ce soir la dame lui plaisait et il avait envie de se montrer un peu galant.

«Qu'est ce qui me fait penser que vous n'êtes pas ce que vous prétendez être? Voyons, soyez logique! Je ne suis pas un imbécile et les chances pour que la légitime reine de Remla vienne en personne me voir ici avec une si pauvre escorte et sans cadeaux digne de ce nom sont infimes.
Mais je n'écarte pas la possibilité. Je suis joueur et vous me plaisez. Alors disons que je suis prêt à me laisser convaincre ou à faire comme si.
»

De nouveau, Dathor la regarde. Il la détail même de haut en bas. Oui, elle est très plaisante à voir et les idées qui lui passent par la tête étaient bien loin d'un éventuel traité. Et pour une fois, il regretta de ne pas ressembler à un humain. Il avait cru voir une lueur inquiète dans le regard de sa visiteuse. Il pouvait comprendre. Parfois lui même détestait son reflet, d'ailleurs il y avait très peu de miroirs dans le château, vu qu'il lui arrivait d'en briser dans un accès de colère. Il en restait quelques uns, souvent dissimulé par une teinture, un tableau, ce genre de choses.

A ce moment là, il lui tendit le bras pour qu'elle y pose la main et la conduisit à deux sièges qui avaient été disposé devant la cheminée.

«Bien. Nous allons trouver à loger vos hommes. Et en attendant que le dîner soit prêt, dites moi donc ce que vous auriez en tête.»
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Dim 9 Déc - 10:49
「 Pourparler au Château 」
Doucement, l’araignée tissait sa toile pour enfermer sa proie dedans. Je le sentais tout au fond de mon être, tout mon corps en tremblait. Pourtant, je restais là droite et fière, le sourire aux lèvres, sans montrer ma peur. Mon regard de jade suivant chacun de ses mouvements. J’acquiesçais doucement à son explication pour le dîner, faisant tinter les joyaux sur mon crâne et mon front. Soit, dans ce cas, pourquoi refuser… Je savais que j’aurai dû refuser, me décommander et partir d’ici. Néanmoins, j’étais curieuse. La curiosité était un vilain défaut, on me le disait souvent et je ne pouvais m’en empêcher. Je savais qu’il ne voulait pas me tuer. Pas pour l’instant, mais je savais aussi que je ne dormirai pas cette nuit. On est trop à découvert quand on dort.

« Dans ce cas, pourquoi refuser. J’accepte votre généreuse proposition. »

Mon sourire s’étire un peu tandis que je regardais mes soldats. Sans un mot, ils comprirent et se retirèrent en nous laissant seuls. Il alluma un feu et je dois avouer que cela me plaisait énormément ! Je venais d’un pays chaud, d’un pays où matin et soir on portait des tenues légères et on faisait des bataille d’eau pour se rafraîchir. Pourtant, ici, tout n’était que mort et le froid emplissait chaque parcelles de terre, ce qui faisait que je n’étais pas dans ma plus grand forme. Or là, près du feu, je me sentais bien. Haussant un sourcil à sa prise de parole, je ricanais un peu avant de me diriger d’un pas léger vers les flammes, mes talons claquant contre le sol. Je lui montrais ainsi ma main, comprenant les armoiries de la famille royale : un lion doré sur un bouclier de métal avec une hache et une épée croisé derrière ces derniers.

« je ne pense pas que cela vous convaincra, mais voici les armoiries de la famille Impériale. Quand au cadeau… dites vous que l’escouade de messager que je vous ai fait parvenir en était un. Vu qu’ils ne sont pas revenus. Oh même, considéré ma présence comme un cadeau. Je ne vous déteste pas votre altesse. Ainsi, je ne voulais pas vous humiliez en envoyant quelqu’un de….bas étage, pour parler avec vous. Je ne vous prend pas pour un imbécile, bien au contraire. Cela serait une insulte à votre personne. »

Caresser la bête dans le sens du poil. Oui, enfin, la bête était encore bien humaine. Si on oubliait les ailes, les cornes et les griffes. Pourtant… il était beaux. Tenvalded était composé de monstre et qui dit monstre, dit laideur. Cependant, là, ce n’était pas le cas. Sa chevelure flamme et son regard d’un ocre rouge hypnotisaient. Son corps n’était pas celui d’un monstre, mais pas celui d’un homme non plus et pourtant, il en restait pas moins beaux. Bien sûr, je me tairais de dire cela, je tenais à ma vie et le peu de miroir que j’avais pu voir indiquait que lui-même n’aimait pas ce qu’il voyait.

En regardant sa main, je posais la mienne dessus et le laissais me conduire vers les sièges près du feu. Le remerciant, je m’assis à l’un d’eux en lissant un peu ma robe, la rajustant un peu par la suite. Je tournais mon regard vers lui et le remerciais une nouvelle fois pour mes hommes, avant de sourire. Donc il avait compris. Soit, autant le dire clairement alors et dévoiler ce que j’avais en tête.

« Je veux stopper la corruption de Tenvalded. En venant ici j’ai pu voir que beaucoup souffraient de leurs situation de changer petit à petit. Je vous l’ai dit, mais je ne vous déteste pas, comme je ne déteste pas vos habitants. Je veux vous aider. Attention, je ne veux pas…brider ou supprimer votre puissance, bien au contraire ! Je veux simplement aider. Vous montrer que, au contraire de Lux Lucis qui vous méprise ou de Pylli qui vous ignore, moi je reconnais vos atouts et surtout votre puissance. »

Devais-Je courir désormais ? Ou finirais-Je en repas ce soir ? Je ne l’espérais pas….


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Mar 11 Déc - 11:32
Elle accepte! Bien sûr qu'elle accepte. De toute façon, il ne lui aurait pas laisser le choix de refuser. Cela lui permettra de réfléchir à cette venue, à ce qui convient de faire. Non, à ce qui est mieux pour lui. Oui, voilà, c'est déjà plus acceptable et le chaos dans sa tête s’apaise un peu. Bon, il ne pourra jamais être sûr à cent pour cent qu'elle est bien ce qu'elle prétend, mais il peut faire semblant de le croire. Peut être une personne proche d'elle. Ou alors, elle est assez folle ou assez courageuse pour venir l'affronter en personne mais il a du mal à l'accepter, tout de même. Lui même ne savait pas s'il aurait pris le risque de se rendre sur place.

«L'escouade de messagers? A vrai dire, je n'en ai vu qu'un. Les autres n'ont pas eu le loisir d'arriver jusqu'à moi, on dirait bien.
Mais c'est vrai qu'il est distrayant.
»

Oui, le pauvre homme était toujours vivant, pour le moment. Si elle disait vrai et qu'elle en avait envoyé plusieurs, les autres étaient soit mort en chemin soit tués par les gardes, allait on savoir. Il n'allait pas chercher, cela ne l'intéressait pas. Mais il n'appelait pas ça un cadeau, sauf si elle avait su qu'il voudrait jouer avec eux et qu'elle les avait envoyé à dessein. Voilà qui était intéressant. Si elle avait sacrifié volontairement ses hommes... Il posa son regard ambré sur la jeune femme, essayant de jauger si elle était capable d'un tel calcul. C'était plutôt son genre à lui. Mais il ne vit que de la défiance, voir de la peur.

«Vous surestimez peut être votre beauté ou même le plaisir que procure votre compagnie. Mais c'est prendre un pari risqué que tout cela. Vous m'impressionnez. Je ne pensais pas qu'une belle jeune femme puisse me faire cet effet.»

Il l'écouta donc. Le pourquoi elle était venue. Il la regarda stupéfait. Elle se moquait de lui ou quoi? Arrêter la corruption? Mais c'était… impossible. C'était délirant. C'était fou. C'était le genre de défi qu'il aurait été capable d'essayer de relever si jamais cela lui aurait pu lui apporter plus de pouvoirs ou plus de puissance. Mais elle? Elle avait quoi à y gagner? Sans doute la paix, la tranquillité d'esprit. Mais ce n'était qu'un marché de dupe. Tenvalded n'avait rien à y gagner. Sinon quoi, être comme les autres? Le souverain n'aimait pas être comme tout les autres. Il aimait se faire remarquer. Il éclata de rire.

«Ha ha ha! Elle est bien bonne celle là. Personne ne m'avait jamais proposé une telle folie. Les terres sont juste maudites, je pense. Et vous voudriez lever la malédiction? Mais nous n'avons rien à y gagner. Et ne me dites pas la paix. Nous ne sommes pas fait pour la paix.»

Il finit par se lever. L'idée même le rendait nerveux, un peu. Il finit par marcher de long en large dans le pièce, jetant des coups d’œils fréquent à sa visiteuse inattendue. Oui, c'était complètement fou, ce qu'elle proposait. Personne ne pouvait réparer les terres. C'était impossible de vouloir ça, de projeter ça. C'était forcément un piège. Mais le piège pouvait se retourner contre celui qui voulait le tendre. Il venait d'avoir une idée, une excellente idée et il allait bien voir sa réelle volonté. Il allait encore la laisser parler … d'ailleurs, un domestique vint lui dire que le repas était servit. Il vint de nouveau proposer son bras à Shai'Lin et la conduisit dans une sorte de boudoir où la table avait été mise pour deux.

«Supposons que j'accepte votre idée folle ou du moins un traité de non agression. Quels seraient les termes? Parce que je suppose que sinon, vous n'aviez pas la moindre idée concrète de comment mettre en œuvre votre soit disant projet.»
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