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Vous avez dit une bière? (PV Shai et Lanre)

 :: Oasis de la déesse
Sam 24 Nov - 5:18
Vous avez dit une bière?


Le désert. Ce que c'était insupportable le désert. Nous n’aimons certainement pas le désert Taly et moi. Enfin, je dois avouer que je n’en sais rien pour ma part, mais Taly, elle détestait le désert. Elle disait toujours que c’était rempli de grains minuscules qui la suivaient partout même après plusieurs jours passés à l’extérieur. Et c’était chaud aussi! Très chaud! Ce fichu soleil souhaitait taper un peu plus sur sa peau comme pour y laisser des marques permanentes et lui laisser un souvenir encore plus désagréable. La peau de Taly était si pâle que le soleil semblait y être attiré et il lui laissait des marques rouges qui ne partaient qu’après plusieurs jours. Pas question de prendre une ombrelle, autant s’envelopper dans des vêtements adaptés. Malheureusement pour Taly, pas de robe blanche ni rouge cette fois-ci, on était là de manière incognito. Enfin… Si on veut. C’est plutôt qu’avec l’allure qu’avait Taly, autant dire qu’elle ne risquait pas de passer inaperçu si elle n'essaye pas un peu de se cacher. Les cheveux trop rouges, la peau trop blanches et les yeux juste trop… blancs aussi. Il n’y avait que les aveugles pour avoir des yeux comme ça disait Taly alors c’est ce pourquoi elle se faisait passer. Je vous avoue qu’elle est terriblement mauvaise à ce jeu, mais je la laisse faire parce que de toute façon, elle ne m’écoute pas. Ne vous attendez pas à la grandeur d’une dame, mais plus à celle d’une fille en haillon. Elle portait une robe d’un brun délavé au soleil, visiblement rapiécé à certains endroits et qui couvrait à peine ses épaules. La robe longue qui lui arrivait sans mal aux chevilles était complété d’une sorte de veste de la même couleur qui couvrait le reste de ses épaules et de ses bras, cachant ainsi sa peau du terrible soleil! Autant dire qu’avec les petites bottes assortis et visiblement troués, Taly avait l’air d’une adorable mendiante. Ne vous inquiétez pas, le tout était complété d’un bâton de marche comme ceux qu’avaient les vieilles aveugles, d’un foulard et d’un bandeau pour les cheveux. Le tout était brun, brun et encore brun. Taly disait que cette couleur lui semblait sale et qu’elle allait parfaitement aux vieilles mendiantes. Je voudrais bien m’excuser pour elle, mais je sais qu’elle ne le penserait pas, alors veuillez me pardonner moi pauvre tête qui subit.

Autant dire qu’elle avait traversé le désert dans cet attirail, jouant l’aveugle de manière assez bancale, son bandeau cachant ses cornes et le foulard l’empêchant surtout d’avaler des litres de sable. Pourtant, les gens la crurent. Était-ce à cause de son attirail, de la couleur de ses yeux ou juste de la faiblesse de leur coeur? Aucune idée, mais quelle stupidité que d’aider une folle meurtrière à traverser le désert. Enfin, jusqu’à ce qu’une alerte de tempête de sable remonte jusqu’à l’auberge où elle s’était installée. Tout le monde le savait, sauf Taly qui n’écoutait pas grand chose et qui continuait de boire dans le coin de l’auberge désertée. Elle avait posé son bâton à côté d’elle contre le mur et elle buvait en silence avec une assiette à moitié entamée. L’auberge avait été déserté par ses habitants locaux qui avaient plutôt trouvés refuges avec leurs familles et il n’y avait plus que l’aubergiste qui s’attelait à finir de barricader les fenêtres des chambres et des sorties. Il n’y avait que l’entrée principale qui n’était pas encore barricadé, probablement pour laisser entrer les derniers voyageurs qui voudraient y trouver refuge. La tempête arriverait bientôt et l’aubergiste finirait probablement de barricader la porte au dernier moment pour accueillir un peu plus de pièces bien heureuses dans sa poche. Il n’avait même pas voulu faire moitié prix à une pauvre femme aveugle prise dans la tempête! Ce sale goujat! Il avait peut-être perdu tous ses clients locaux, mais il restait ces bons vieux voyageurs! Là encore, il n’y avait pas beaucoup de choix, mais c’était déjà mieux que rien. Il devait s’estimer chanceux d’avoir des gens par temps pareil tout de même! Parlant de voyageurs, il y avait ceux qui étaient allés se barricader dans leurs chambres et ceux qui attendaient avec un repas chaud et une bonne boisson. Ou qui faisant tout à fait autre chose. Taly n’avait pas vraiment porter attention aux autres et elle ne releva les yeux que pour sembler regarder dans le vide. Rappelez-vous, elle devait jouer l’aveugle, donc elle faisait semblant de regarder nul part tout en jetant des regards du coin de l’oeil. Non, vraiment, elle n’était pas des plus discrètes. Elle avait simplement l'air d'une idiote qui penchait la tête et regardait les murs de manière très bizarre. Elle avait l'air aussi stupide parce qu'elle portait toujours son écharpe pour ne pas avaler du sable à l'intérieur en essayant de boire juste au-dessus de manière tout à fait non productive. Quelle idiote cette Taly!



(HRP: Alors je vous laisse la liberté pour la suite des arrivés ou des présences dans l'auberge. N'hésitez pas si vous voulez que je change quelque chose.)
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Dim 25 Nov - 17:37
La tempête de sable, c’était lui. Il avait merdé. Quand on joue trop avec l’alchimie, on finit par se prendre le retour dans la figure. Il n’y avait plus rien à faire. Son expérience s’était déjà évaporée dans l’atmosphère. C’était trop tard. Il fallait fuir.

Grimpant sur l’un des deux chameaux, Lanre hurla à son aide de tout abandonner et de le suivre. Il venait de briser sa fiole dans la grosse marmite. La réaction des deux liquides avait fait évaporer le carburant. Il voulait juste essayer de faire pleuvoir et il était payé pour réussir ! Le village avait besoin de voir le lit du fleuve sous-terrain grandir. De voir leur système d’irrigation fonctionner sinon c’était la famine assurée. Car, oui, c’était la sécheresse. Et ses employeurs allaient être très en colère. L'oasis avait besoin de ses réserves souterraines pour remplir ses puits. Sans eau, pas d'oasis.

Mais maintenant, la colère de ses employeurs, c’était le cadet de ses soucis. Il fallait échapper à cette tempête. Talonnant sa monture, s’assurant que son compagnon d’expérience suive, il fit galoper la bête jusqu’au village. Jetant un œil en arrière pour voir si l’homme était toujours derrière, il vit que la tempête se dirigeait vers lui. Comme si un malheur n’était pas suffisant, il fallait aussi qu’elle le suive à la trace. Il n’était vraiment pas bon de mettre le désert en colère. Vraiment pas bon.

C’est ainsi qu’il arriva à l’auberge, la chevelure blanche et les sourcils pleins de sable. Tapotant sur les manches de sa tunique de toile grise et ses pans de pantalon de lin ample afin de se débarrasser des grains qui s’étaient infiltrés dans les plis de ses vêtements. Claquant les talons de ses bottes de cuir l’une contre l’autre pour faire descendre le sable de ses bandes molletières. Secouant le crâne pour chasser les quelques irréductibles grains qui se cramponnaient encore à la racine de sa chevelure et à sa peau.

Il avait laissé son aide qui devait mettre les chameaux à l’abri dans leurs écuries. Et rendre des comptes aux chefs du village pour les rassurer. Il observa la pièce et se rendit compte qu’il n’y avait pas grand monde. Si ce n’est cette personne qui avait eu la bonne idée de mettre un foulard. Ce qui lui rappela les conseils que son aide lui avait donné lorsqu’ils étaient partis du village. Il eu même presque un sourire à l’idée. Il aurait du l’écouter. Il lui avait répondu que ce n’était pas nécessaire. Mais qui lui aurait dit qu’il aurait déclenché une tempête de sable ? Personne.

Expirant d’aise, il alla aider l’aubergiste à barricader la porte, c’était un travail assez long à faire et qui était impossible à réaliser seul avec le vent qui soufflait dehors. Après tout, il valait mieux se le mettre dans la poche, il allait devoir se le coltiner toute la soirée.
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