Final Fantasy Rebirth
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Merlin Istricus, l'esclave aux chaines d'Argent.

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Mar 25 Sep - 11:40




Merlin
Istricus

Identité

  • Surnom Merle

  • Âge : 24 ans

  • Sexe : Masculin

  • Royaume : Lux Lucis

  • Rang au sein du royaume : Serviteur du Roi / Esclave, Mage "Blanc" du Presbytéros

  • Armes: Fléchette

  • Pouvoirs : Clairvoyance

  • Couleur Gemme: Bleue et Jaune.

  • Avatar utilisé : The FlameKeeper Darksoul



Pouvoirs et Armes


Merlin Istricus est un homme au service du Roi, en tant que goûteur.
Ayant passé son enfance dans le château comme apprentie, les blessures qu’il avait subies lors de l’arrestation de ses parents, l’ont vite rendu inapte à toute tâche.
En effet, Merlin est aveugle, ses yeux, crevés par un soldat dans un accès de zèle, sont cachés sous un épais bandage. Cette situation a vite rendu la présence du petit aveugle dans le château gênante. Le Roi, qui a eu vent de cette affaire a décidé, à la mort de son goûteur précédent, que l’enfant prendrait sa place. Après tout, qui a besoin de voir pour goûter un plat ?
Mais là encore, Merlin se perdait, tombait, se blessait.. Décidant que c’était insupportable de devoir l’attendre à chaque fois, le Roi décida qu’il méritait un pouvoir et qu’avec un peu de chance, cela le rendrait moins inutile.
Il fut donc amené au Presbyteros afin d’être testé et d’obtenir une gemme.
Il a donc fait réagir deux gemmes et fais preuve sur le second test d’une potentialité de puissant magique impressionnante. La situation étant délicate, Merlin étant un enfant, un orphelin presque considéré comme un esclave… Un compromis a dû être fait, il serait mage blanc du Presbyteros et serait surveillé de prêt, mais pourrait continuer son activité auprès du Roi.
Après l’obtention de son pouvoir, un certain nombre de gens était curieux, après tout, on parlait de cet enfant comme étant l’Esclave aux chaînes d’Argent, il avait reçu une gemme très jeune alors qu’il était aveugle.
Imaginez un enfant de traître, aveugle, possesseur d’un pouvoir de destruction ?
Néanmoins, malgré les rumeurs, le garçon ne montrait aucune aptitude à la magie, pire encore il semblait encore plus empoté, bien qu’il ne se prenait plus autant de murs.
La ferveur est donc retombée.
Après un temps, Merlin avait grandi, devenu la coqueluche de la cours, il avait un temps réussi à échapper à son devoir militaire. Il faut dire qu’il n’était pas fait pour ça.
Il fut finalement mis sous la tutelle d’une jeune femme, souvent de mauvaise humeur et particulièrement mécontente de l’avoir dans les pattes, elle tenta tout de même le maniement de l’épée… À un aveugle, je vous laisse imaginer le résultat.
Les épées trop lourdes, les rapières trop dangereusement, les haches n’en parlons pas, les masses ne quittaient pas le sol, les cordes des arcs ne se tendaient pas assez pour appeler ce qu’il faisait tirer.
Après de longues séances fatigantes et plusieurs semaines d’essais, la jeune femme semblait à bout. Vraisemblablement, si Merlin n’arrivait pas à au moins lever une épée correctement, elle serait châtié, ou disgracié ? Merlin ne savait pas vraiment, mais c’est le sentiment qu’il avait.
Il prit donc l’initiative de trouver lui-même son arme, en oubliant les convenances de l’armée, il devait bien y avoir quelque chose.
Un jour, alors qu’il était aux cuisines, un gros rat s’y introduit, lui s’en foutait, il était sensé être aveugle, mais les jeunes femmes des cuisines s'affolèrent. Dame Berangine, la matriarche de la cuisine, femme du Majordome du Roi pris les choses en main. Enfin, elle prit surtout un balai et poursuivit la bête pendant quelques minutes avant que la Garde, rameutée par le bruit finisse par venir. Après quelques rires, ils n’arrivèrent pas, à six, à attraper, tuer ou même faire fuir le rat.
Merlin fatigué par tout ce bruit qui lui donnait mal à la tête ne fit qu’un geste. Simple, direct, rapide et précis.
Le rat, mort, gisait sur la table, embroché par un couteau en argent, lancé d’un bout à l’autre de la salle.
Après ça, il y eu quelques coups de fouet. Déjà, parce que Merlin avait osé utilisé une “arme” dans le château et surtout un couteau d’une telle valeur pour tuer un vulgaire rat, ça, c'est officiellement, officieusement les Gardes se sentaient humiliés par la vitesse et la précision du lancer de Merlin, il devait payer pour son insolence.
La jeune fille fut mise au courant, mais fut pour sa part félicitée pour avoir réussi à apprendre à un aveugle le lancé de couteau.
C’est à peu prêt tout ce qu’il y a dire sur ça.


Caractéristiques

Merlin est un homme d’une taille moyenne, pas aussi grand que les chevaliers en armure qui pavane dans les rues, plus grands que les courtisanes de la cours, il leur fait néanmoins au tous de l’ombre à cause de sa beauté immense, légèrement gâché par les affres du poison, comme les veines rougies sur sa nuque et son cou, sa voix, dont le ton mélodieux avait été aggravé et rendu rêche, sans compter les quelques cicatrices, dans son dos due au quelques coups de fouets qu'il avait reçu pour son insolence.
Ses longs cheveux d’un blond tellement clair qu’on les aurait dit d’Argent, lui venait de sa mère, qui d’ailleurs lui avait aussi légué sa beauté sans égal.
Les hommes qui ne le connaissent pas, tombent sous le charme de son visage au trait fin et léger. Les femmes qui savent que c’est un homme l’apprécient pour son apparence de poupée et le jalousent pour sa beauté.
Souvent raillé par les soldats à cause de son allure très féminine il ne s’en préoccupe pas plus que ça. Après tout son manque de masculinité vient surtout du fait qu’une fois arrivé au château les domestiques et les courtisanes avait peur de cet enfant maigre, aux yeux bandés et au visage toujours morne. Si bien qu’un jour, un conseiller du Roi proposa deux solutions, la première consistait à jeter l’enfant dehors ou il devrait se débrouiller. La seconde serait de lui faire prendre un bain, de l’habiller correctement afin de le rendre présentable aux yeux des dames.
L’effet fut immédiat, Merlin devint la poupée humaine de la cours, ou lui laissa les cheveux pousser, lui changea ses bandages par du beau tissu, ses habits de souillon par des vêtements soyeux, pas toujours d’homme malheureusement.
Cette situation bien que gênante par moment, était profitable pour lui, étant aveugle, le fait qu’il y ait toujours quelqu’un proche de lui, même si c'était pour le coiffer ou le transporter comme une poupée qui marche, l’empêchait de finir dans un mur ou de tomber dans les escaliers. Cette “protection” de la part des femmes du château lui empêchait les tortures et passage à tabac quotidien de la part de la Garde.
Néanmoins en grandissant et en devenant un adulte, son charme indéniable et sa proximité certaine avec les femmes du château commença à poser problème, après tout amener un petit garçon aveugle dans les bains réservé aux femmes ne gênait personne, mais quand Merlin devint un homme, qui visiblement pouvait toucher un rat à plus de sept mètres et qui possédait un charme certain… Les nobles commencèrent à se plaindre.
Il fut donc mis un peu à l’écart de la cours, eu le droit de sortir du château.
Mais à une seul condition, il devait porter des chaînes.
Alors il ne sortait pas, au grand plaisir des dames du château et à l’agacement toujours plus fort des nobles qui voyaient leur femme roucouler devant ce blondinet efféminé.
Si bien qu’un jour, un certain Marquis décida qu’il allait lui offrir quelques cadeaux : un masque en Argent finement décoré, afin de remplacer son bandeau en soie. Un vieux cheval de travail docile et surtout… Une paire de chaîne, en argent.
Merlin accepta l’affront et commença à sortir du château dans le village qui le bordait pour se pavaner avec ses chaînes. Ses chaînes, qui lui appartenaient à lui esclave, chaînes qui avaient ruiné un noble qui avait peur que sa femme ne lui soit infidèle.
Oui, Merlin se réjouissait de tout ça. C’était dans son caractère. Il n’était pas violent, ne s’était sûrement jamais mis en colère, mais il était rancunier, et surtout, c’était un stratège.
Quand les Gardes le passaient à tabac, il prenait un malin plaisir à voler dans les cuisines un bon gigot destiné au Roi, pour le déposer dans la cuisine des baraquements de la Garde.
Lorsqu’un Noble se montrait trop prétentieux ou méchant, il organisait une soirée entre dames avec sa femme et d’autre, mais se montrait particulièrement tactile avec celle-ci.
Il devait son intelligence et son sens de l’intrigue à son père.
Vous imaginez bien que ce genre de comportement finis par lui attirer des ennuis, mais il était goûteur du Roi, et jusqu’à preuve du contraire, il avait déjà évité deux fois un empoisonnement. Alors jusqu’à preuve du contraire, il était indispensable, intouchable et surtout… Irremplaçable.


Histoire

L'Enfance Dorée

Fils d’une femme merveilleusement belle et altruiste et d’un père timide, mais d’une intelligence hors normes, Merlin fut un enfant adorable, mais aussi espiègle et taquin qu’on pouvait l’être, peut être même plus encore.
Petit bambin en avance sur son âge, ses parents, des nobles, était très ouvert et assez peu fière, aussi, ils se mêlaient souvent à la population du village et ne vivaient pas dans un manoir extravagant.
Pourtant, le père de Merlin gagnait sa vie plus que correctement. Noble de naissance, il avait laissé ses terres à sa sœur qui s’était marié. C’était un homme simple, tacticien du Roi, il était très important à la cours, mais n’appréciait pas l’ambiance du château, il avait alors décidé de vivre à l’écart, avec les fermiers et les bûcherons, les gens du peuple. Des gens simples et sans intrigues. Au moins, là-bas, il pouvait se reposer.
Mais alors où allait l’argent qu’il gagnait ? Dons aux pauvres, à sa sœur, une pièce ici pour le pauvre voisin qui a perdu son âne, une autre pour celui qui n’a pas eu de bonne récolte.. Bref, il avait le cœur sur la main. C’est ce qui attira sa femme, elle issue du peuple.
Malheureusement, ce genre de comportement n’était pas aussi apprécié des autres nobles…
Des rumeurs disaient que les parents de Merlin fomentaient une rébellion, qu’ils étaient de mèche avec Tenvalted.
Si bien qu’un jour… Une troupe de soldats, menés par un fermier du coin, qui leur avait dit contre récompense qu’il avait “vue” des espions de Tenvalted sortir de chez les Istricus.
Le père n’étant pas à la maison, la mère fut battue et humiliée.
Le petit Merlin lui jouait au village, il devait avoir six ou sept ans à l’époque. Jouant avec sa plus grande amie, ils combattaient ensemble les enfants des quartiers sud. Pour les adultes, c’était des jeux d’enfant, mais pour eux, c’était la Guerre, la vraie, avec un grand G.
Malheureusement, le jeu prit une tournure dramatique lorsqu’une colonne de fumée fut aperçue vers chez le petit Merlin. Il se hâta de retourner chez lui.
Le spectacle qui l’attendait le changea à jamais. Le roturier, souriant prenait une poignée de pièce de la part d’un garde gros et gras, tout deux avait un sourire mauvais sur le visage. On ne le remarqua pas tout de suite, chose malheureuse, car cela lui aurait peut-être évité de voir sa mère. Pauvre femme étendue sur le sol, morte, dans son propre sang, à moitié nue, couverte de bleu. Le garçon ne pleura pas, il arrêta juste de réfléchir et resta là, devant le corps de sa mère.
Un garde finit par le voir, et le roua de coups en riant. Puis il fut amené au château, croisa son père, lui aussi visiblement battu presque à mort. Ils s’échangèrent un regard, le dernier. Merlin, une fois par terre devant le groupe de garde leva les yeux vers celui qui riait en payant le traître de fermier et le regarda avec une haine palpable, ses yeux comme de petites aiguilles cherchaient à percer ceux du garde.
Il ricana. Pris le garçon par les cheveux et lui creva les yeux avec sa dague. Déclarant qu’il ne regarderait plus jamais quelqu’un comme ça.

Malheureusement pour le groupe de garde en excès notable, la mort de son stratège émérite sur des accusations douteuses ne plu pas au Roi, pas plus que cette bavure irréparable dans le comportement de son armée. Or, la Garde ne pouvait pas se trompé, l'enquête fut donc écourtée, les gardes qui avaient participé disparurent un à un, de même que pour le fermier mal intentionné. Bien sur, le petit Merlin n'avait aucune de idée de tout ça, il était de tout façon très loin de ce genre de pensé...

L'Education dans le Sang

Reclus dans un coin de l’aile réservé au domestique un petit garçon attendait. Couvert de son propre sang, les mains sur ses yeux comme s'il cherchait à ne plus voir le monde, il attendait.
Des gens parlaient autour de lui, mais il n’entendait rien, ni personne, car dans ses oreilles résonnait son propre hurlement. Dans sa tête les images horribles de sa mère, horriblement tordue, couverte de bleu, morte… À tout jamais figé dans une expression d’horreur.
Il ne voulait plus jamais rien voir, et ne voulait plus jamais rien entendre. Alors il restait là, les mains devant les yeux, ses yeux qui lui faisait mal.
Finalement, quelqu’un lui attrapa le poignet pour le faire se lever, mais il se débâtit, il ne voulait pas retirer ses mains. C’était hors de question. Une autre main vint lui attraper l’autre poignet, il fut contraint de lâcher prise.
Il s’attendait à se retrouver agressé par la lumière d’une torche, d’une lampe, d’une bougie.. Du soleil. Mais non, rien. Le noir complet, il avait mal, très mal, mais ne voyait rien. Il laissa s’échapper un soupire, rassuré de n plus avoir à regarder quoique ce soit.
Mais ce qui lui répondit ne fut qu’un brouhaha de petit cris de stupeur et d’indignation.
Les domestiques à qui on avait confié les garçons étaient tous autour de lui, il puait, il était sale, mais surtout on lui avait crevé les yeux, et le sang couvrait les couloirs de l’aile. C’était horrible.
C’est dans cette situation complexe et terrible qu’une femme s’avança, c’était la cuisinière en chef, la femme du majordome du Roi. Ici, c’était elle la patronne. Elle s’approcha du garçon et lui demanda son nom. Mais Merlin ne répondit pas. Elle lui demanda son âge, mais là encore, il ne répondit pas. Au lieu de ça, il leva ses deux yeux crevés, pourpre, encore saignant, vers la femme. Des cris horrifiés se sont fait entendre. Mais la voix de la grosse bonne femme prima sur les autres, elle déclara simplement : “Pauvre enfant.”

Il fut soigné sommairement, on le rinça à l’eau froide, lui fournit une toge en toile et un bandeau en vieux chiffon. Il ressemblait à un petit mendiant aveugle maintenant.

La grosse femme lui demanda alors son nom, son âge et ce qu’il aimerait manger.

Mais l’enfant, qui ouvra la bouche pour répondre, ne fut pas capable de prononcer un mot, ses lèvres bougeaient, mais absolument rien de sortie de sa bouche.
La femme hocha la tête.

“Je vais te réapprendre à parler.”


L'Adolescence de Soie

Merlin passa quelques années à réapprendre à vivre avec les domestiques, qui lui apprirent à se déplacer dans l’aile sans se prendre les murs, ils lui avaient même appris à effectuer quelques tâches simples, comme récupérer le linge devant les chambres, nettoyer le sol, aider à la cuisine en donnant les légumes, qu’il reconnaissait à la texture et à la forme.
Une fois en confiance, on l’envoya un peu plus loin dans le château.
C’est là que les problèmes commencèrent, malheureusement, il se trouve que les gardes et plusieurs membres de la cours se baladent constamment dans le château et que la vue d’un petit mendiant aveugle en rebuta plus d’un qui en profitait pour le ruer de coup. À chaque fois, le garçon arrivait à retourner chez les domestiques en rampant, quelques fois les gardes qui venait le jeter dans un couloir ou dehors faisaient juste assez de bruit pour qu’un domestique vienne voir ce qu’il se passait et ramasse le garçon.
C’est dans cette perspective qu’il vécut plusieurs années avant qu’une courtisane ne le trouve dans un couloir, couvert de bleus et prostré contre le mur. Elle l'emmena dans sa chambre, lui fis prendre un bain et l’habilla puis lui donna un bandeau de Soie de qualité. Avant qu’elle ne le renvoie dans le couloir, elle lui demanda de ne pas revenir dans cette partie du château et de rester dans l’aile des domestiques tant qu’il avait encore des marques sur le corps, puis elle l’embrassa sur la joue et lui donne une lettre, en lui expliquant que si quelqu’un cherchait à lui faire du mal, il n’aurait qu'à la montrer.
Après ça le jeune garçon rentra “chez lui” et resta avec les domestiques pendant plusieurs jours, le temps de guérir, plusieurs furent surpris quand ils le virent arrivé, tout beau, propre et surtout habillé avec de riches habits, mais la lettre, dont Merlin, aveugle, ne pouvait lire le contenue. Personne ne voulut la lui lire, alors il laisse juste tomber.

Son quotidien s'améliora grandement après ça, les courtisanes et certains nobles qui le croisait le gratifiaient d’une tape sur l’épaule, ou même d’un salut sommaire. D’autre poussait le vice jusqu’à lui offrir des vêtements, des fois de jeune fille, décrétant qu’il était trop beau et avec de si jolis cheveux blonds qu’il ne fallait pas le laisser porter d’horrible vêtement d’homme. Merlin se laissait faire, après tout, le bain et les gâteaux qu’on le laissa manger valait bien l’humiliation de porter des vêtements de femme. Après tout, il ne se voyait pas de toute façon, alors il s’en fichait.
Mais les gardes, qui le voyait aller et venir, eux, vivait l’intérêt nouveau des nobles pour le petit aveugle comme une insulte, pour eux, cet esclave, ce fils de traître, ne méritait pas ce qu’il lui arrivait. Alors régulièrement, Merlin se faisait happer dans un couloir sombre, et frappé, jamais au visage, comme ça les nobles ne saurait pas. Merlin ne les dénonça pas, après tout, il s’en foutait, il esquivait alors les invitations des nobles pour les vêtements et les bains pendant quelques jours, pour que personne ne sache et reprenait son quotidien comme si de rien. C’était pire pour les gardes, qui avaient l’impression que leurs actions haineuses n’avaient pas d’impact.
C’est ce que voulait Merlin. Qu’ils se sentent aussi inutiles et faibles que Merlin l’était. C’était leur châtiment, leur punition, du moins, c’était le début...

C’est dans ce nouveau mode de vie que Merlin fut appelé par le Roi. Visiblement, il venait de perdre un domestique très important. Merlin, qui n’aimait pas vraiment les conseillers, n'écouta presque rien de ce qu’on lui expliqua.
Finalement, ce sont les domestiques qui lui ont répété les informations importantes : Maintenant il devait participer au repas du Roi afin de goûter l'assiette pour vérifier s’il n’y avait pas de poison dedans, tâche qui avait été décidé “dans les cordes d’un aveugle”. La proximité avec le Roi l’angoissait, mais l’optique de pouvoir manger la même chose que lui le réjouissait. Il accepta donc la nouvelle relativement bien. C’est comme ça que Merlin est devenu Goûteur du Roi. Un personnage, bien que remplaçable, très important.

Son quotidien de froufrou se développa en séance d’apprentissage avec le guérisseur personnel du Roi, pour reconnaître les poisons au goût. De longue journée, malade, il a passé des dizaines, mais le guérisseur lui donnait assez vite les antidotes afin de ne pas le tuer. La tâche était ardue et les poisons laissaient des traces indélébiles, et les journées, entre les courtisanes à amuser et les cours à suivre était d’une longueur folle. Heureusement, les repas avec le Roi étaient plus calme. Enfin “avec le Roi”. Merlin était plutôt mis dans un coin de la salle, ou il était servi en premier, il goûtait, puis l’assiette allait au Roi, puis on lui donnait une autre assiette, la sienne, cette fois et il pouvait manger, en silence, seul.

C’est comme ça qu’il aimait ses repas.

L'Entrainement de Fer

Visiblement, Merlin allait bientôt suivre un entraînement militaire. Pourquoi visiblement ? Parce qu’il n’en était pas sur, enfin, on ne l’avait pas prévenu.
Des bruits à la Cours parlaient de son départ prochain, qu’il serait pris comme apprentis dans les cuisines à défaut de savoir tenir une épée. Les courtisanes se lamentaient de perdre leur jouet.
Bien sûr, Merlin s’en fichait. Peu importe où il était, du moment qu’il avait un peu à manger et à boire et qu’on le laisse dormir quelques heures, alors il attendait l’événement avec quiétude.
Finalement, le verdict tomba, un matin, un garde déboula dans sa chambre pour le traîner à travers le château jusqu’à la salle d'audience. Là-bas, un des conseillers du Roi l’attendait. On lui expliqua sommairement qu’il était inutile, toujours dans les pâtes de tout le monde et que les nobles se plaignaient de son comportement avec leur femme.
Merlin savait que c’était faux, en tant que goûteur du Roi, il était difficilement remplaçable et depuis que le Roi lui avait donné l’accès aux gemmes et qu’il avait obtenu un pouvoir, il se déplaçait avec plus d'aisance et n’était plus dans les pâtes de personnes.
Mais Merlin écouta sagement pendant près d’une heure toutes les reproches qu’on lui faisait. Après quoi, plusieurs gardes s’agitèrent, ricanèrent. Poussant Merlin à penser qu’il allait être passé à tabac. Il se résigna et attendit le premier coup… Qui ne vint pas. Au lieu de ça, on fit entrer dans la salle une jeune fille.. Non ? Une jeune femme peut-être. Merlin entendit à sa démarche qu’elle était agacée. Elle soupirait beaucoup. Sa présence rendait la situation incompréhensible, qui était elle, pourquoi une jeune femme en armure ? Il y avait des femmes dans l’armée, bien sûr. Mais jamais des jeunes femmes.. Elles ont toute une démarche d’homme dans l’armée. Mais elle, avait le pas léger, une tenue altière et fière. D’après l’appréciation de Merlin, c’était la démarche d’une jeune noble… Mais alors.. Pourquoi en armure ?
Merlin s’arrêta de réfléchir, la situation n’ayant plus aucune cohérence. Une jeune noble en armure ne posait pas de problème, mais ici avec lui dans la salle où il venait de subir une humiliation d’une heure.. Incompréhensible.
Le conseiller s’adressa alors à la jeune femme, les gardes, eux, continuaient de ricaner dans leur coin.
C’est là que l’improbable se produit : Lui jeune homme, jouet de la cours, prédateur, aux yeux des nobles, de leur fille et leur femme, allait être sous la tutelle de la jeune noble ici présente.
Impossible, improbable, incompréhensible.
Ils pouvaient rire, les gardes, rien de ce que le conseiller venait de dire n’avait de sens. Mais visiblement, ce n’était pas une blague. La jeune femme soupira longuement, accepta difficilement son destin : elle formerait le jeune aveugle.
Merlin déglutit.. Quel genre de punition de mauvais goût était ce là ? Encore un moyen alambiqué de le torturer… En fait, la jeune noble était enceinte, et il avait été sélectionné pour être le bouc émissaire, ou alors son père était fou et il allait finir dans un cachot miteux où personne le sortirait.
Mais non. Personne ne fit rien de ça, la jeune femme vint le chercher, le fit sortir de la pièce pour aller à l'extérieur, puis vers les baraquements de la garde.
Elle lui expliqua qu’il allait dormir dans les baraquements, lui montra un lit vide, puis lui expliqua qu’elle était chargé de lui apprendre les bases, histoire qu’il ait quand même une formation militaire. Vu le ton qu’elle utilisait, elle n’en avait pas envie, pas plus qu’elle était libre d'accepter ou pas.
Ce fut le début d’une longue collaboration… Pleine de malaise et de doute.



L'Esclave d'Argent

Après le tumulte de son entraînement, Merlin fut de nouveau tranquille. Il avait appris le maniement des couteaux, du moins il savait les lancer.
On le laissa alors tranquille avec l’armée.

Mais le problème avec les courtisanes subsistait. Après tout, il était maintenant un jeune homme de dix-sept ans, il ne pouvait plus aller dans les chambres des femmes du château, ou même se laisser entraîner dans les bains réservés aux femmes, les nobles ne le tolérait plus.
Mais le problème était : Éconduire une femme noble était un affront, il devait faire ce qu’on lui disait, mais faire ce qu’elle disait, c’était se mettre à dos son mari, son frère, son père… Bref un vrai dilemme.

C’est dans ce contexte qu’on lui fit une proposition. L’un des conseillers du Roi lui proposa ceci : Il pourrait sortir du château à sa guise tant qu’il revenait pour les repas du Roi.
Dans les faits, c’était plutôt sympathique, lui qui était traité comme un esclave, un mendiant, une poupée de chair…
Il s'apprêtait à accepter de bonne grâce quand le conseiller, le regard mauvais lui donna une dernière condition : Qu’il porte des chaînes.

Merlin refusa alors poliment. Mais il était piqué au vif. C’était encore une façon de l’humilier. Mais cette fois-ci, il savait comment riposter.
Il se trouve que la femme du conseiller faisait partie des femmes qui aimait bien l’avoir rien que pour elle, pour prendre le thé par exemple, ou plus pour certaine.
Merlin se rapprocha alors honteusement de la dame du conseiller qui finit par voir rouge et le menaça de mort, lui envoya des gardes corrompus pour le battre comme du plâtre, mais Merlin persistait. Si bien qu’un jour, c’est le Roi lui-même qui dus s’occuper de l’affaire. Le conseiller étant un Marquis important, il lui devait bien ça, néanmoins Merlin était son seul Goûteur.. Et il lui avait déjà évité plusieurs mésaventures en décelant un poison dans son vin, ou son dessert.
Le Roi demanda donc à Merlin ce qui lui faudrait pour quitter le château quelques heures par jour, afin de laisser la femme de ce pauvre Marquis qui perdait ses cheveux à cause de l’inquiétude que la situation lui inspirait.
Merlin demanda alors simplement des chaînes, car on lui avait demandé d’en porter à l'extérieur. Or, Merlin savait que cet ordre ne venait pas du Roi.
Le Roi se tourna lentement vers son conseiller qu’il dévisagea pendant quelques secondes, puis il statua.
Le Marquis devrait donc offrir à Merlin des chaînes, précisant qu’il espérait que le Marquis saurait se montrer généreux et que les chaînes qu’il offrirait serait à la hauteur de sa richesse. Le message bien que caché était clair : Il fallait qu’il mette des moyens honteux dans l’élément humiliant qu’il avait demandé à Merlin de porter.
Merlin reçut donc un masque en Argent finement décoré, afin de remplacer son bandeau en soie. Un vieux cheval de travail docile et surtout… Une paire de chaînes, en argent.
Merlin accepta l’affront et commença à sortir du château dans le village qui le bordait pour se pavaner avec ses chaînes. Ses chaînes, qui lui appartenaient à lui esclave, chaînes qui avaient ruiné un noble qui avait peur que sa femme ne lui soit infidèle. Ce même noble qui de par son manquement et les libertés qu'il avait pris au dépend du Roi, finis dans une fosse.

C’est ainsi que Merlin fit son entrée dans le monde, aveugle clairvoyant, domestique irremplaçable, épine dans le pied de la noblesse…

Esclave aux chaînes d’Argent.


Qui Suis-je

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  • Comment avez-vous connu le forum: Via Rashel

  • Qu'en pensez-vous: Le Lore et le fonctionnement a l'air pas mal. Le site est bien foutu.


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Tu es Validé !


Félicitations !


Salutations esclave aux chaînes d'argent huhu,

Jolie histoire, bien que ça me fasse mal au cœur, tout ce qu'il doit subir là-bas.
Fiche vérifiée par Shai'Lin et approuvée par moi-même :3

Je te souhaite une bonne (sur)vie dans ce bas royaume.


L'aventure commence !


Tu peux faire une demande habitation Ici. Ensuite, si tu cherches des partenaires rendez-vous Ici pour faire une demande RP. Et ta fiche historique et liens se trouvera , histoire de te mettre à jour si tu le veux.
Enfin, si tu as un message important à faire passer, n'hésite pas à envoyer un corbeau voyageur pour prévenir les destinataires.

Enfin, si tu as le temps, pense à voter sur les top-sites, ils se trouvent sur la PA. Ça fait des reilings, des votes, et ça ramène des potes !

A très bientôt !

Raïk Möriann




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