Final Fantasy Rebirth
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Le monstre, c'est moi - Raïk Möriann

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Ven 24 Aoû - 21:16
Raïk
Möriann
Identité
  • Âge : 46 ans
  • Sexe : 18 cm, ouaip.
  • Royaume : Tenvalted
  • Guilde: Aucune
  • Rang au sein du royaume : Assassin
  • Pouvoirs : Transformation en sanglier mutant + pouvoir des flammes
  • Couleur Gemme: Rouge, et une autre violette implantée dans le torse
  • Avatar utilisé : Ganondorf de la saga Zelda
Pouvoirs

Je me bats avec mes poings, ayant une très importante force physique. Je manie aussi des armes bien tranchantes. Au niveau pouvoir, j'ai toujours en moi la capacité du feu, et s'est ajouté à ça une gemme impure qui me confère un pouvoir bien lugubre, voire une malédiction : si je perds le contrôle de mon âme, je me transforme en un colossal sanglier.

Caractère

Le monstre, c'est moi. Ça a toujours été moi, à leurs yeux. Alors, j'ai fini par céder, et leur donner raison. Au moins on a tous son compte là-dedans, non ?
J'ai une haine infinie en moi. Envers mon royaume natale, envers ce pays horrible sur lequel je vis et survis. J'ai des pulsions meurtrières qui me prennent de temps à autres. Et par bonté ou pitié, je préfère, à ces moments, sortir faire mes nerfs sur les voyageurs, plutôt que sur mon peuple. J'ai perdu toute émotion, lorsque j'ai compris que j'avais perdu les quelques personnes qui m'étaient chers.
Je suis cynique, cruel. Autant dans les paroles que dans les actes. Je n'ai eu le droit qu'à ça tout le reste de mon existence. Je ne vois pas pourquoi les autres mériteraient mieux. Ainsi, lorsque cela me prend, lorsque j'ai de nouveaux jouets, je me lâche. Je m'occupe avec ces-ci. Les réduis en bouillie, physiquement comme mentalement. Je ne me suis jamais aussi senti proche de mon ancien peuple que depuis que je commence à connaître leurs points faibles.
J'ai été un maître et je le resterai. Bien qu'il n'y ait que peu de gens sous mon commandement désormais, je ne cesse de régner sur ces terres infâmes où je suis voué à vivre. Ici, c'est la loi du plus fort, quoi de mieux pour moi ? De plus, on reconnaît facilement mes aptitudes à diriger les quelques missions pour lesquelles je suis conviées.
Et enfin, je suis joueur, mais je crois que mon environ, mes fréquentations et mes passe-temps vous le prouvent suffisamment, n'est-ce pas ?

Caractéristiques

Je porte une armure de fer noir, habituellement. Je possède aussi une couronne dorée, avec une pierre rouge en son centre, qui, bien qu'inutile, me rappelle la précédente gemme de feu que l'on a pu m'accorder. J'ai comme armes soit un trident, soit des dagues accrochées à ma ceinture, selon les jours, et les proies que j'ai pour cible.
Ma peau a pris un teint gris sombre, de par cet air impur.
Enfin, si l'on doit me reconnaître pour une chose, c'est ma chevelure rouge feu, comparable à une crinière de lion.

Histoire
"Le monstre, c'est moi"

Ahh, Lux Lucis. Très belle terre, n'est-il pas ? Ce magnifique royaume se dressant fièrement au beau milieu du monde, où le peuple heureux se pavane à longueur de journée dehors, le sourire aux lèvres, l'étincelle aux yeux, l'insouciance dans le cœur...
Il me hâte de tous les retrouver. Les retrouver ? Oui. Bien sûr que j'y étais ! Son royaume, son peuple, tout me manque ! Attendez un peu que je vous conte mon histoire, vous ne l'oublierez jamais.

J'étais soldat, je faisais partie de l'armée royale. Une simple idée qui m'était venu sur un coup de tête, en suivant un grand ami du nom de Prym, qui entra en même temps que moi. Ce fut un honneur pour un homme de ma trempe, issu d'une famille modeste. Comparé aux miens, je savais maîtriser ma capacité mieux que quiconque en cette ère là. Vous en doutez ? Ils en doutaient tous. Et pas un seul n'aurait pu m'arrêter, pourtant. Le feu, c'était ma force, mon art. Lors de nos entraînements et affrontements, Prym était toujours vert de jalousie et bleu de peur des fois ! Cette belle andouille. Et cette force... Je la sentais vibrer au fond de moi, je la sentais tout dévaster sur son passage. Mais ne me prenez pas tout de suite pour le grand méchant, non pas encore ! J'étais au service du royaume, jamais je n'aurais eu l’infâme folie de trahir mes semblables. Je n'utilisais ce pouvoir qu'en cas de grave situation. Les assauts ennemies, les guerres... Et personne ne trouvait rien à redire. Je me sacrifiais pour eux jour après jour, et ce, dès mon plus jeune âge. J'étais le juste et le fort. Je faisais régner les flammes, pour atteindre la paix ensuite. On m'avait offert la gemme du feu, vous vous en doutiez j'imagine. J'en étais ravi. Néanmoins, je me battais bien plus par la force de mes poings et par le maniement des armes, afin de ne blesser personne lors des combats où le monde se mélangeait. Et en soi, je n'étais pas moins efficace ! L'issue n'en était qu'à peine moins expéditive.
Ma vie a pris un premier tournant vers mes 25 ans. Lorsque je fis la rencontre au sein de la même armée, de la lueur de ma vie. Plus qu'un simple feu, elle était mon soleil. Mon amour. Zeyna Neyan... Nous comprîmes très vite que le destin nous avait réuni, et ce fut une année après que je pris mon courage à deux mains pour demander la sienne. Un an de trop. Si je pouvais revenir en arrière, j'aurais fait le pas le premier jour, afin de profiter d'une année en plus à tes côtés, ma chère et douce.
Non... Si je pouvais retourner en arrière, j'aurais...
Pas d'égarement. Nous en étions à deux ans de mariage, lorsque j'eus la deuxième étoile de ma vie : ma très chère fille. D'un commun accord, nous lui donnâmes un prénom aussi doux que sa petite et frêle silhouette. Ma petite Naya, comme tu me manques... Je te retrouverais bientôt, tu le sais.

Je me souviens encore de la fois où je l'avais emmenée se balader un peu partout dans les alentours du royaume. On en a vu des bêtes. Elle riait à chaque fois que nous en croisons une. Elle admirait le vol gracieux de l'aigle, elle courrait à en perdre haleine après les chevaux sauvages, et elle jouait inlassablement avec les chiens errants... Une seule fois je la vie pleurer face à un animal. Un mammifère repoussant, aux défenses cruelles, qui nous faisait face. Menaçant, il se préparait à tout instant à l'attaquer. Mais elle ne put que pleurer à si fort sanglots, à cet instant là. J'avais calmement chassé la bête, mais ses larmes me déchiraient et me déchirent encore le cœur. Les sangliers, les cochons, et tous ces animaux là, elle les trouvait moche, effrayant. Je priais pour qu'elle n'en rencontre plus aucun dans sa vie, si c'était pour finir dans pareil état.
Je priais pour elle. Mais j'espère le contraire aujourd'hui.

Notre enfant devait avoir 5 ans, lorsque sa mère et moi dûmes partir en mission dans un coin bien reculé de nos terres. Le roi et ses hommes auraient repéré un endroit susceptible d'être une mine de gemmes. Et bien que les lieux pouvaient être dangereux, une récompense me faisait déjà rougir de bonheur : j'aurais été la main du roi. Ma famille et mon ami auraient vécu pour des générations dans la prospérité et la tranquillité la plus complète. Alors, l'appât du gain m'eut. Nous eut tous. Nous ne partîmes qu'en petit groupe, à moi tout seul je pouvais y parvenir, et ils le savaient. D'autant plus qu'une fois les flammes faisant ravage, il était plus compliqué d'intervenir à mes côtés. Mais soit, nous prîmes chemin à trois ; Ma femme, mon vieil ami Prym et moi explorions une terre peu connue de notre royaume, se trouvant à la frontière des Tenvalded. A ce sens, la mission se révélait dangereux, et à n'importe quel moment nous aurions pu nous faire attaquer par surprise. Mais il n'eut rien. Juste un assaut de certaines créatures, que nous avions très vite battu et achevé. Et à la suite, nous fîmes une splendide découverte. Au fin fond d'une grotte, se trouvait effectivement bon nombre de perles dont les lumières des unes flamboyaient plus fort que les autres ; c'était des gemmes, oui ! Je me souviens encore de cette étincelle dans les yeux de Zeyna. Notre découverte allait ravir le roi. Et le royaume tout entier. De nouveaux élus seront de puissants mages, et ma fille en fera parti ! J'imaginais déjà qu'elle pourrait maîtriser une de ces-ci. La foudre ? L'eau ? Les flammes comme son père ? Dans tous les cas, je lui apprendrai le maniement. Elle aurait été aussi fière et puissante que ses parents !
J'en tremblais d'excitation, j'en étais si impatient.

Mais je le répète, l'appât du gain nous eut, tous. Le chemin de retour fut plus rude que le départ. Nous fûmes plusieurs fois attaqués par divers brigands, monstres... Mais nous les vainquîmes tous. Et une fois rentrée, plutôt que la médaille, j'eus son revers. Nous arrivâmes en pleine nuit dans nos terres. Trop fatigué par la marche, nous partîmes dans nos quartiers dormir, pour se rendre à la première heure dans la demeure de notre roi. Je confiai les pierres à Prym, afin qu'il puisse les lui présenter à ma place. Maintenant que je retrouvai ma maison, que j'avais fini cette longue et périlleuse mission, je voulais me poser. Avec Zeyna, nous avions promis de, dès le lendemain congédier la bonne qui s'était chargé de notre fille et de passer un peu de temps avec elle. Rien de plus cher ne comptait à mon cœur.
Il ne s'était passé qu'une nuit. Une nuit de trop.

Le lendemain, aux aurores, des assaillants se jetèrent à nous, à même nos lits, dans notre sommeil. Et il ne put avoir pire assaillants que ces derniers : mon propre armée, qui se révoltait contre moi.
Je ne pus comprendre, sur l'instant. Personne n'aurait pu. On ne nous répondait pas, nous laissait mains liés dans un coin, plusieurs armes pointées en notre direction, prêtes à trancher. Ils saccagèrent notre maison, brisèrent nos meubles, ravagèrent nos vivres et divers ustensiles... Et l'un deux descendit dans notre cave à vin. J'entendis un petit nombre de malheureuses bouteilles se briser au sol. Puis, un hurlement. Une alerte. Le soldat revint à la surface, suivit des siens.
Et chacun d'eux portaient dans leurs bras des gemmes. Nos gemmes. Celles que j'avais confiées à Prym.
L'appât du gain, le pouvoir nous avait tous eu. Et l'avaient poussé, lui, mon seul et cher ami à nous piéger.

La sentence tomba. Ma femme et moi furent accusés de vol, de trahison, et d'être d'importantes menaces pour le royaume. Nous aurions volé les gemmes, cachés ces-ci chez nous, dans une grotesque cachette, et aurions acheté le silence de Prym. Celui-ci ajouta qu'il n'avait aucune intention de trahir le peuple, et qu'il révéla cette supercherie à la première heure, dès qu'il fut séparé de nous..
Ainsi, aux yeux de tous, nous furent les monstres, qui songeaient garder les gemmes pour nous et rien qu'à nous. Prym, mon vieil ami... Désirait visiblement plus que moi cette place auprès du roi.

Révolté, le peuple priait de nous exiler du royaume, ou de nous donner la peine capitale pour être débarrassé pour de bon d'une « si grande menace ». Je maîtrisais déjà le feu pour eux, quel monstre aurais-je pu bien devenir, si j’acquérais d'autres pouvoirs !
Ainsi, le roi nous chassa à tout jamais du pays, et comme ultime épreuve et punition, nous envoya pourrir en Tenvalded, pour sept jours. Je n'eus pas même le droit d'embrasser une dernière fois ma fille et de lui dire que je lui reviendrai.
Car je lui reviendrai.

L'armée que je connaissais si bien nous poussa, ma femme et moi, à pénétrer cette terre souillée. Ils étaient armés, possédaient de bien belles gemmes (étaient-ce les nôtres ? Quelle ironie!) et veillaient à ce que nous entrâmes bien dans cet enfer.
J'avais le feu en moi. Mais je ne pouvais me résoudre à l'utiliser contre eux, des anciens alliés... Qui, j'espérais, apprendraient la vérité, tôt ou tard. Puis je savais que c'était inutile, et que je devais conserver mes forces pour notre séjour dans l'antre des ténèbres.
7 jours. Ce fut 7 jours que nous passâmes, à fuir des créatures abominables, à en écorcher quelques unes pour en bouffer la chair et prier pour que leur virus ne nous atteignent pas. 7 jours à espérer ne pas faire face à des Tenvaltiens, qui nous tombaient dessus, toujours quand nous ne n'y attendions pas. 7 jour à se battre sans cesse, où je devais faire un effort de plus en plus conséquent pour utiliser la moindre flamme. 7 jours où nous ne dormions que quelques heures chacun à son tour la nuit... Ou était-ce le jour ? Les couleurs des cieux étaient toujours abominablement obscures. Et 7 jours à prier, à parler de notre avenir, de celui de notre enfant. Qu'ils nous laissent la vie sauve, et partir en paix n'importe où ailleurs, tant que nous pouvions emmener notre fille. Mais cela était-ce possible ? Il fallait survivre pour le savoir.

Et nous avions survécu. Nous étions blancs par le manque d'énergie. Nous étions en sang, à bout. Elle boitait et suivait difficilement mon rythme, le moindre souffle l'aurait fait vaciller. Je la soutenais comme possible pour ne pas qu'elle tombe. Mais nous étions vivants, et humains. Nous mourions de soif, de faim. De fatigue et de peur. Mais tout allait se finir maintenant.
Oui, c'était le cas.
Une fois la frontière atteinte, Prym, en tête de cette armée nous fit face. J'eus la rage au cœur, lorsque je fis ce visage que je désirais massacrer.
Le roi aurait changé d'avis. Après 7 jours dans un lieu impure, il était impensable de laisser revenir deux criminels, qui seraient peut-être contagieux, et monstrueux.
Mais avions-nous vraiment l'air de monstre ?
Nous étions pâle telle la mort, des yeux pochés, des joues aussi creuses que l'estomac, nous étions écorché de part et d'autres, nous ne marchions plus droit et vacillaient de fatigue. En étions-nous des monstres ?
Nous ne purent faire un pas. Nous ne purent discuter. La parole ne vint pas, pas même les larmes, tant la fatigue et le désespoir nous tenaient.
Les soldats, voyant que nous n'étions pas prêts à retourner dans « nos » terres, se jetèrent sur nous. Je n'eus à peine le temps de hurler à plein poumon ma douleur, lorsqu'une lame froide telle la mort vint me transpercer. Malgré ma colère, mon désespoir, mes flammes ne purent sortir. J'en avais l'infime force, mais ma femme... Ne mourra pas de mes mains.

La dernière vision d'horreur que je pus avoir fut celle de son corps ensanglanté. Je reçus un choc final qui m'endormit, à tout jamais.
A tout jamais. Car l'homme que je devins, n'était plus le même.
Je ne suis plus celui que j'étais.

Balancé dans le fond de ces lieux ténébreux, je fus laissé pour mort... A moins qu'ils n'aient vraiment pris plaisir de me laisser survivre, pour pourrir ici ?
Je fus capturé par une drôle de créature. Fus soigné malhabilement par les mains hideuses et malveillantes de celles-ci. Et peu de temps après, je fus pris pour cobaye, jour après jour. Je recevais des coups, j'étais entaillé de toutes parts, et jeté ensuite dans le fond d'un cachot puant où la moisissure se mélangeait au sol. Je priais pour mourir, par blessure, par faim, par fatigue, ou même étouffé dans mes vomis qui faisaient empester chaque fois un peu plus la cellule.
Mais je survécus. Et soigné, encore. L'ultime guérison, c'était l'abandon ; Ce monstre savant-fou enfonça en moi une gemme. Une gemme d'une couleur si horrible. Le corps immobilisé par les pieds et mains liés, je ne pus rien faire, comme à chaque fois. J'hurlai comme jamais, sentant la vie me quitter une bonne fois pour toute.
Encore et encore.
Mais je ne mourrai jamais.
Ma chair avait depuis un temps fusionné avec ces lieux puants. Je résistai à cet air infâme, à la douleur, aux horreurs sans nom. Je survivais, une fois de plus. A tout jamais.
Cette gemme en moi me rendait fou. J'aurais voulu supplier cette ordure de me l'enlever, de me l'arracher s'il le fallait, si j'avais encore de la voix.
Et j'étais pétrifié de peur. Je ne pouvais plus rien faire, à part souffrir et tenir. Et je voyais le visage de ma femme, les yeux dans le flou, la peau meurtrie, le corps en sang. Et je revoyais ma fille, lorsqu'elle était terrorisée par ce montre aux défenses. Ce dernier ne se tournait plus vers elle, mais vers moi. Et sans pouvoir bouger, je sentis qu'il fonça, les défenses prêtes à m'accueillir.
Et je les sentis me transpercer le thorax.

Je sentis que tout partait en vrille. Ma peau disparaissait sous un pelage abominable, mes membres, mes muscles gonflaient à presque exploser, ma tête me faisait mal, comme tout le reste de mon corps. Le peu de voix que je retrouvais me servait à hurler ma douleur.
Ce que je vis sortir de ma gueule, ce fut ces mêmes défenses, en plus horribles encore. J'étais devenu un monstre colossal.
Et je savais que je n'avais plus rien d'humain.
Avant de perdre totalement conscience de ce qu'il se passait, je me voyais écraser le crâne de mon bourreau.

Ce ne fut que bien après que je réussis à me réveiller. Dans une drôle de ville lugubre, où rien ne semblait tenir debout. Où le monde semblait malheureux, terrorisé les uns par les autres. Ou rien n'était vivable ici. Tenvalded, vraiment ? Leur univers me semblait plus agréable, comparé au mien où tout n'était que faux-semblants, mensonges et hypocrisie. Ici, tout le monde assumait être monstre.
Même moi. Je finis par l'accepter. Je ne pouvais plus avoir ma place dans le beau « royaume de la lumière. L'avais-je eu véritablement un jour ?
Même lorsque je retrouvais mon apparence humaine, je n'étais plus le même. Une peau grise, des yeux rouges sang. Une pierre infecte en moi. Et la rage au ventre.

Une nouvelle aventure commençait. Une nouvelle aventure où je traquais avec des camarades tout aussi monstrueux que moi. Certains étaient aussi de mon propre royaume. Et j'en appris des choses, des saloperies. Je n'étais que bien loin du compte. Lux Lucis me paraissait presque plus effroyable encore que Tenvalded, de par ses mensonges, ses maîtres chanteurs, ses traîtres. Le nouveau roi lui-même était un enfoiré, suivant l'exemple de ses ancêtres. Ici, dans la terreur, tout semblait aller au moins. J'étais respecté de par ma force, mais aussi de par cette transformation monstrueuse qui pouvait prendre le dessus sur ma conscience à tout moment, lorsque je ne parvenais plus à me contrôler. Et beaucoup de choses me donnaient souvent envie de m'abandonner à la bête en moi.

De par mes idées bien trop cruelles, je ne me faisais pas accepter par cette fameuse et misérable guilde qui espérait un jour retrouver les siens. Et par mon « humanité » restant, je ne pus pas non plus davantage approcher les autres guildes, qui se méfiaient de moi. Alors, je faisais cavalier seul, je commençais à en avoir l'habitude, après tout. Ces guildes m'acceptaient néanmoins parmi elles, lorsqu'ils avaient besoin d'un monstre capable de tout saccager, et je me réjouissais à chaque fois de faire partie d'un massacre. Je compte bien un jour atteindre mon bien beau ancien royaume. J'ai beaucoup de gens à y retrouver.

Il m'arrivait souvent de partir à la chasse, en petit groupe, par plaisir. Découper de l'humain était un passe-temps précieux ici. Je ne comptais plus les hommes que j'avais pu brûler vifs, les soldats qui avaient péri embrochés par mes défenses. Et je ne me souvenais jamais du visage des femmes qui passaient dans mes bras. Elles ont pu m'être utiles, le temps d'un plaisir, mais aucune n'a ton goût ma Zeyna, je te le promets. Elles n'ont pas ton corps, ton odeur. Elles n'ont pas la même expression effroyable que tu as eu au visage devant la mort. Et je parie même que le goût de leur sang est infect, comparé au tien. Mais ça je ne le saurais jamais, à présent.

Un homme une fois, était tombé sur mon chemin. Un homme, pas n'importe lequel. Il faisait parti de l'armée. Oui, il s'était tenu près de Prym, un sourire aux lèvres lorsqu'ils nous avaient condamnés. Mais il nia me reconnaître. Il savait qui j'étais ! Car je savais qui il était. Je reconnaîtrais chacun de ses visages, à tout jamais. Si tu savais la joie que j'eus, lorsque je l'avais traîné dans cette antre des ténèbres. Zeyna, si tu avais vu son visage se décomposer de peur, et de dégoût, lorsqu'il fut contraint de respirer cet air nauséabond. Petite nature ! Nous avions tenu 7 jours ! Il rendait ses tripes au bout d'une dizaine de minutes ! Cette fois, c'était moi qui emmenais quelqu'un dans cette fameuse salle des tortures. J'en avais pris du grade, depuis. Et c'était bien drôle de voir les rôles s'inverser. Surtout lorsqu'il s'agissait de gens familiers.
Mais j'y allais d'une manière bien plus féroce que ce malade qui s'était occupé de moi. Ce petit soldat... Jamais il n'osait prononcer mon nom, lorsque je le lui ordonnais. Je le secouais, le fracassais sans compter ni retenir mes coups. Et lorsqu'il se roula sur le ventre, rampant misérablement vers la sortie, j'avais ri. Devant cette image absurde. J'avais de l'honneur moi, j'avais toujours affronté la mort. Lui, voulait l'esquiver. Toute l'armée du royaume de lumière n'était-elle constituée que de couards ? Je m'équipais d'une lame et l'enfonçais superficiellement dans son dos. Ce hurlement qui s'échappa de ses lèvres... Savais-tu Zeyna, que l'on pouvait aller si haut dans les octaves, dans le comble de la douleur, du désespoir ? C'était comme un chant apaisant à mes oreilles. Le chant de la rédemption. La sienne.
Et j'inscrivis les lettres de mon prénom sur son dos. Une par une. Des fois lentement, des fois d'un coup sec. Et à chaque fois, c'était une giclée de sang, et un nouveau hurlement.
Alors, étalé au sol, baignant dans son sang, sa pisse, sa merde, il me regardait, d'un air absent. Et il murmura enfin mon prénom. Il m'avait supplié de l'achever.
Zeyna, comment aurais-je pu me défiler, face à une telle requête ? Mon nom, enfin. On se rappelait de moi !
Alors, je pris la lame la plus performante, et l'enfonçai de toutes mes forces dans son thorax. J'entendis un dernier misérable gémissement, et sentis qu'il avait rendu son dernier souffle. Cela n'était pas facile, mon amour. Vraiment. Je m'en voulais à l'instant où je sentis que la lame traversait son corps, et qu'une marre de sang dégoulinait le long de mes bottes. Je m'en voulais, j'avais encore tellement de temps. Et le peu de pitié que j'avais en moi avait achevé un de nos anciens chers soldats. J'aurais voulu jouer encore un moment avec lui.

Mais j'ai d'autres jouets à chercher aujourd'hui.
Et à toi ma fille qui a bien grandi aujourd'hui... Tu dois être si belle, si brillante. Te traite-t-on comme la princesse que tu es ? Es-tu heureuse ? Et as-tu toujours cette peur des sangliers ? Car si tu as pu fuir à celui que nous avions vu tous les deux, sache qu'un autre est à ta trace, et t'attrapera cette fois.

Et quant à toi Lux Lucis... Oui, j'ai hâte de te retrouver.

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